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Dimanche 20 juillet 2008
http://www.moovelyon.net/IMG/jpg/affiche_pride_garcon_petite.jpg
par Daniel C. Hall publié dans : VISUELS : Les affiches et pubs roses
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Dimanche 20 juillet 2008

Visuel : (c) GayClic

Darling, en voilà, un bon épisode, darling ! Forcément, je suis dedans, darling ! Do we have that kind of tiiiiiime, darling?
C'était Lucinda, darling.
[ATWT appartient à PGP et CBS]


par Jag1366 publié dans : SERIE : AS THE WORLD TURNS (AINSI VA LE MONDE)
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Samedi 19 juillet 2008
http://www.aml-lma.org/images/AML_affiche_familles.jpg
par Daniel C. Hall publié dans : VISUELS : Les affiches et pubs roses
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Samedi 19 juillet 2008

Visuel : (c) GayClic

Ouf, New York, c'est fini. Dès le prochain épisode, retour aux choses sérieuses.
Allez, deux personnages en moins, deux !
[ATWT appartient à PGP et CBS]


par Jag1366 publié dans : SERIE : AS THE WORLD TURNS (AINSI VA LE MONDE)
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Vendredi 18 juillet 2008

« J'ai toujours aimé le sexe fort, que je trouve légitime d'appeler le beau sexe. Mes malheurs sont venus d'une société qui condamne le rare comme un crime et nous oblige à réformer nos penchants. » Anonyme (en fait, Jean Cocteau), Le Livre blanc, 1928, tiré à 31 exemplaires pour sa première édition.

par Daniel C. Hall publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Vendredi 18 juillet 2008


par Stéphane RIETHAUSER




1. La Renaissance ou le culte de la beauté masculine

Pendant la Renaissance, sous l'influence du néoplatonisme, doctrine forgée par le prêtre et humaniste toscan Marsile Ficin qui a traduit Platon en tentant de concilier le paganisme des anciens et la morale chrétienne, promue au rang de philosophie officielle à Florence par Laurent de Médicis, alors que la loi et le discours institutionnel condamnent toujours fermement la sodomie et autres "actes contre nature", l'amour des garçons retrouve une place de choix dans la littérature, la peinture et la sculpture. L'exaltation et la glorification du corps masculin par Michel-Ange (1475-1564) dans la plupart de ses chefs-d'œuvre en est la plus vibrante démonstration. A Florence et à Rome, on ne peut cependant que se borner à discuter, voire à célébrer l'amour courtois, l'adoration spirituelle et chaste d'un jeune garçon, non à pratiquer "l'amour sodomite".

Léonard de Vinci

Léonard de Vinci, Vieillard et jeune garçon se faisant face, vers 1480
Léonard de Vinci (1452-1519), artiste et scientifique de génie, est dénoncé à l'âge de 24 ans pour avoir entretenu des relations avec un jeune homme de 17 ans, mais l'affaire est classée par manque de preuves. Plus tard, il prendra sous son aile dès ses 10 ans le jeune Gian Giacomo Caprotti qui restera auprès de son maître pendant 25 ans jusqu'à son départ en France. Sa discrétion quant à sa vie privée, l'absence de femme à ses côtés et surtout quelques œuvres de Léonard, telles que l'Allégorie du plaisir et de la peine, le Vieillard et jeune garçon se faisant face ou le Saint-Jean Baptiste (1513) laissent supposer ses inclinations affectives.
Michel-Ange, quant à lui, n'a jamais fait mystère qu'il ne vivait que pour ses passions et qu'elles consumaient sa vie et son œuvre : "Aime, brûle, car quiconque meurt n'aura point d'ailes pour gagner le ciel", écrit-il. Amoureux du beau, amoureux du corps masculin et amoureux de nombreux garçons, ses sculptures, peintures et dessins tout comme ses poèmes scandent avec une puissance divine la force du désir. Du célèbre David (1500), devenu l'icône gay par excellence, à l'Esclave mourant (1515), en passant par les 20 Ignudi qui ornent les plafonds de la Chapelle Sixtine (1508-1510), l'artiste célèbre sans relâche dans son œuvre la beauté humaine, reflet de la beauté céleste.
Michel-Ange


Michel-Ange, David, 1500

Michel-Ange, Esclave mourant, 1515
En 1532, il rencontre le jeune Tommaso de Cavalieri, un jeune noble romain d'une infinie beauté dont il tombe éperdument amoureux et pour qui il écrit plus de trois cents sonnets, sonnets qui sont publiés modifiés bien après sa mort par son petit-neveu en 1623, en pleine Contre-Réforme, le pronom "elle" ayant remplacé le "il". Il faut attendre 1863 pour que les originaux puissent être imprimés pour la première fois. Ainsi, pour satisfaire aux exigences pudibondes d'une société intolérante et castratrice, les Sonnets ont véhiculé une fausse image des amours de Michel-Ange pendant près de 250 ans. Il n'en demeure pas moins que les fresques et les sculptures du génie florentin ont toujours été là et continueront à l'être pour témoigner de sa passion de la beauté des garçons.
Michel-Ange, Ingudo, Chapelle Sixtine, 1510
Un autre moyen de révéler son orientation homoérotique est de la rattacher à des célèbres mythes culturels. L'exemple le plus fréquent est certainement le rapt de Ganymède par Zeus, représenté par d'innombrables artistes, dont Michel-Ange. Ganymède, il en est fait mention plus haut, qui servait aussi à désigner l'amant plus jeune dans une relation pédérastique, et qui est employé comme référent homosexuel par des auteurs comme William Shakespeare (1564-1616) ou Christopher Marlowe (1564-1593), deux auteurs incontournables, qui, dans le théâtre comme la poésie (voir les Sonnets), pour le premier, et notamment dans sa célèbre pièce sur Edward II d'Angleterre, pour le second, thématisent l'homosexualité. On retrouve également d'autres mythes sur lesquels divers artistes arriment une volonté d'exprimer une sensibilité homosexuelle, tels que Apollon et Hyacinthe, Achille et Patrocle, Hercule et Acheloüs, Narcisse, ou encore Saint Sébastien, élevé aujourd'hui encore au rang de symbole gay.

Michel-Ange, Ganymède, copie d'après l'original perdu, 1532


Un peu plus tard, à l'aube de l'âge baroque, les tableaux à la sensualité provocante de Michelangelo Merisi, mieux connu sous le nom de "Caravage" (1571-1610), se démarquent du néoplatonisme du début de la Renaissance. Sans vergogne, Caravage expose avec crudité le désir masculin à travers les corps aguicheurs de ses jeunes modèles romains. Dans son Narcisse (1496), le Joueur de luth (1596), le Jeune garçon mordu par un lézard (1597), mais aussi le Jeune garçon avec un bélier, entre autres peintures, la sensibilité homophile est exprimée plus qu'ouvertement. L'Amour vainqueur (1602), reproduit ci-contre, révèle un violent érotisme en mettant en scène un ange à la sexualité incarnée qui foule aux pieds les symboles de la guerre, de la musique et de la littérature. Cette représentation rompt avec la tradition des anges asexués et laisse voir sans ambiguïté les fantasmes pédophiles du peintre.

Caravage,
Amour Vainqueur, 1598


Calvin
2. La Réforme protestante et les guerres de religion

Lorsque la Réforme protestante s'installe, au fil des XVIe et XVIIe siècles, Martin Luther ne manque pas d'accuser le clergé catholique de s'adonner à la sodomie dans son Avertissement aux chers Allemands, paru en 1531. La suspicion d'homosexualité est employée pour discréditer ses opposants, à l'image des Cathares, appelés parfois aussi "bougres" ou "bougerons", ou des Templiers, qui ont fait quelques siècles auparavant l'objet des mêmes accusations, tout comme le Pape Boniface VIII, que Philippe le Bel fait passer pour un hérétique et un sodomite, les protestants anglais qui discréditaient les papistes en référence au célibat des prêtres, ou encore le Genevois Théodore de Bèze, contre qui est menée une campagne de diffamation de la part des catholiques, qui se basent sur ses poèmes de jeunesse pour lui reprocher une supposée homosexualité.
A la même époque, en 1532, l'Empereur Charles Quint promulgue le premier code pénal du Saint Empire Romain-Germanique, dont l'article 116 stipule que tous ceux qui "s'adonnent à la luxure", humain avec animal, homme avec homme, femme avec femme, doivent être brûlés, alors que les Pays-Bas eux aussi punissent la sodomie de la peine capitale. Et dans la Genève de Calvin, les "actes contre nature" sont sévèrement réprimés : ainsi, entre 1555 et 1670, dans la Rome protestante, on recense plusieurs exécutions d'hommes et de femmes pour ce motif, par décapitation, pendaison ou noyade.
Les guerres de religion font rage en Europe. Henri III (1551-1589), Roi de France dès 1574, tente un temps de concilier catholiques et protestants par une politique de tolérance, mais sans succès. Ce qui ne l'empêche point de profiter sans retenue de sa vie privée et d'afficher son homophilie de manière outrancière. Incapable de donner un héritier au trône, entouré d'une cour de "mignons" qui suscite moult railleries, il ne donne guère l'image du roi que son entourage attend. Pierre de L'Estoile, rédacteur du Journal pour le règne d'Henri III (1576), décrit ainsi ces favoris qui ne font que soulever l'indignation du peuple et des hautes sphères du pouvoir : "Le nom de mignons commença en ce temps à trotter par la bouche du peuple, auquel ils étaient fort odieux, tant pour leurs façons de faire qui étaient badines et hautaines, que pour leurs fards et accoutrements efféminés et impudiques, mais surtout pour les dons immenses et libéralités que leur faisait le roi, que le peuple avait l'opinion d'être la cause de leur ruine (…) Ces beaux mignons portaient leurs cheveux onguets, frisés et refrisés par artifice, remontant par-dessus leurs petits bonnets de velours, comme font les putains de bordeau. (…) Leurs exercices étaient de jouer, blasphémer, sauter, danser, volter, quereller et paillarder, et suivre le roi partout et en toutes compagnies, ne faire, ne dire rien que pour lui plaire."
Henri III
Dans l'aristocratie, comme dans toute position dominante, des relations homosexuelles pouvaient être tolérées dans le cadre d'une sexualité où le maître choisit son partenaire, fille ou garçon, pour autant que ce dernier s'apparente au sexe faible et qu'il soit dominé tant socialement que physiquement. Ainsi, de jeunes prostitués, pages, valets ou apprentis étaient souvent l'objet du plaisir des seigneurs, des maîtres artisans, des membres du clergé ou des artistes. Il faut aussi relever que les relations sexuelles entre jeunes gens, apprentis, moines ou domestiques, étaient fréquentes et rendues possibles par une certaine promiscuité, tout comme par la difficulté d'accéder aux femmes avant le mariage.

3. L'inlassable chasse aux sodomites

Il n'en reste pas moins que les pulsions homosexuelles, tant dans leur expression artistique que dans le quotidien des villes et des campagnes, sont confinées au secret et ne doivent jamais être nommées comme telles, au risque de s'exposer aux sanctions pénales. La société chrétienne et patriarcale ne peut en effet tolérer qu'on vienne ébranler les valeurs sur lesquelles elle repose. La chasse au sodomite poursuit inlassablement son cours : tout au long du XVIe et du XVIIe siècle, on recense des centaines de condamnations au bûcher à travers toute l'Europe, de la France à l'Italie, en passant par l'Allemagne, l'Espagne, l'Angleterre ou l'Irlande. Le phénomène gagne même les colonies : en 1636, la colonie de Plymouth (dans le Massachusetts actuel) édicte une loi qui condamne la sodomie par le bûcher. Les autorités portugaises font de même au Brésil en 1646.

4. Le siècle des Lumières et l'émergence de la morale bourgeoise

Le XVIIIe siècle voit apparaître une nouvelle figure de l'homosexuel : le libertin flamboyant et efféminé. Graduellement, la sodomie est perçue comme un "goût" plutôt qu'un vice, même s'il demeure sujet à railleries et constitue toujours une menace pour la cellule familiale façonnée par la nouvelle morale bourgeoise. Selon le lieutenant de police Lenoir, on recenserait à Paris, qui comptait à cette époque 600'000 habitants, plus de 20'000 sodomites autour de 1730, et selon d'autres sources policières, 40'000 quelques années plus tard. Des assemblées de cette étrange confrérie se réunissent dans les cabarets du faubourg Saint-Antoine, et les rencontres nocturnes au Jardin des Tuileries ne sont un mystère pour personne. De l'autre côté de la Manche, à Londres, les "molly houses" bourgeonnent dans le quartier du parc Saint James. Dans ces lieux, on boit, danse, drague ou parodie le monde "normal". Se positionnant délibérément en marge de la société, ces intrépides messieurs se réapproprient les injures populaires, parlent au féminin ou se font appeler "tante" ou "madame".

Les "molly houses", lieux de rencontres
libertines typiques à Londres
Si l'on assiste encore à quelques exécutions de sodomites Place de la Grève à Paris, leur nombre diminuera au gré de l'avancée du siècle, les dernières, celles qui virent périr Jean Diot et Bruno Lenoir, étant signalées en 1750. A partir de 1730, l'usage du vocabulaire reflète un tournant : on parle de moins en moins de "sodomite" et de plus en plus de "pédéraste" et surtout d'"infâme", ce dernier terme étant en France celui qu'on retrouve dans les rapports de police. Le "crime contre Dieu et la nature" se banalise progressivement et rejoint la liste des autres délits. La philosophie des Lumières gagne du terrain au détriment de l'Eglise. Voltaire (1694-1778), dans l'article sur l'amour socratique de son Dictionnaire philosophique (1764), trouve des excuses à la pédérastie, mais affirme néanmoins que c'est "une loi qui anéantirait le genre humain si elle était appliquée à la lettre".
Voltaire
(1694-1778)
Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), de son côté, narre dans ses Confessions par deux fois son horreur devant les avances d'un garçon. Une attitude qui, aux côtés de sa vénération de la famille chrétienne, cautionne ainsi d'une certaine manière l'ordre bourgeois. Diderot (1713-1784), quant à lui, confesse que "tout ce qui est ne peut être ni contre nature ni hors nature" dans un texte posthume. Le "vice" tend donc à se désacraliser au profit d'une nouvelle morale bourgeoise, familiale, sociale et scientifique, dont les philosophes des Lumières sont les principaux promoteurs, Rousseau en tête. Une nouvelle éthique qui ne va pas pour autant conférer aux hommes épris des hommes une liberté plus grande en matière de sexualité, la répression morale continuant de sévir, même si, comme nous allons le voir, la Révolution française, dans un mouvement pionnier en Europe, va décriminaliser les actes sexuels entre personnes du même sexe.
Jean-Jacques Rousseau
(1712-1778)

*****


NOTA BENE: les ouvrages utilisés pour ce travail sont répertoriés dans la bibliographie 

Ce travail est l'oeuvre de Stéphane Riethauser. Il sera publié en 10 parties sur le blog Les Toiles Roses avec son autorisation. Qu'il en soit chaleureusement remercié. Stéphane est joignable sur le site de lambda éducation.



Lire le précédent billet : cliquez ici.
par Stéphane Riethauser publié dans : HISTOIRE DE L'HOMOSEXUALITÉ
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Jeudi 17 juillet 2008

[A propos de la Gay Pride] « (…) lorsque des chars défilent dans la rue en étant accompagnés de musique, c’est toujours l’ordre établi qui se met en scène.  Qu’à l’occasion de la gay pride plumes dans le cul et techno remplacent uniformes et musique militaire n’est finalement qu’un détail et  d’ici quelques années on aura de la peine à distinguer la pride du défilé du 14 juillet ;  et c’est d’ailleurs déjà  le cas diront les mauvaises langues.(…) »

« (…) J’ai aussi toujours pensé que le « mouvement gay » était un moyen et non une fin, un moyen parmi d’autres (l’immigration notamment) de liquider la culture occidentale et la culture tout court. Que la majorité des homosexuels et la minorité des petits roquets de la gaystapo soient conscientes ou non du rôle qu’on leur fait jouer n’a finalement aucune importance. »

Blog Overlord, Autopsie du monde moderne, billet intitulé « L’ordre est gay » signé Winston.

par Daniel C. Hall publié dans : MOTS : Citations philes et phobes
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Jeudi 17 juillet 2008

   


(4.25)




À peine rentré de Paris où je venais de redécouvrir l’amour auprès d’Andréa, je dus accueillir avec ma mère une partie de ma famille paternelle que je ne connaissais pas. Prisonnier en Silésie durant le dernier conflit mondial, mon oncle A. y laissa un souvenir dans les entrailles d’une jeune polonaise. De leur amour bref et intense naquit un fils qui ne connut jamais son père, lequel fut à jamais séparé de son héritier par le rideau de fer qui en 1945 coupa l’Europe en deux.

Plus tard, dans les années cinquante, oncle A. épousa l’ancien béguin de l’un de ses jeunes frères, l’oncle L., qui fut, lui aussi, une victime de la Deuxième Guerre mondiale. Il mourut des suites d’un bombardement, vidé de son sang par un éclat d’obus, durant la Bataille de Normandie, alors qu’il rejoignait sa petite amie. Celle-ci fut à jamais blâmée par ma grand-mère qui n’assista jamais au mariage précité. Cette union fut sans postérité. Au même moment, du côté du Pacte de Varsovie, un cousin inconnu était élevé par sa mère, mariée elle aussi à un homme qui ne lui fit pas d’autre enfant. C’est ainsi qu’il demeura fils unique.

L’histoire du fils caché de mon oncle A. fut le secret de famille qui hanta régulièrement les conversations des tantes. Le cousin P. était en quelque sorte notre Mazarine Pingeot. Mais, de lui, nous ne connaissions ni le nom ni le visage. Ce n’est qu’au tournant du millénaire que sa fille aînée, après de nombreuses années de recherches, finit par retrouver la trace de la famille de son grand-père. Le contact fut noué et un pont jeté entre la France et la Pologne, bien avant que ne se pose la question des plombiers sexy toujours prêts à venir réparer nos tuyauteries défectueuses.

Tous mes oncles et tantes paternels étant passés dans un monde meilleur (la dernière douairière de sa génération rendit son dernier soupir il y a un an), mon père, fringant octogénaire, se trouve être l’ultime représentant des enfants de ses parents. L’aînée de mes cousines germaines est plus âgée que ma mère, et trente-sept ans la sépare de mon frère sur la même ligne généalogique. À la ligne suivante, quarante-neuf ans séparent la fille aînée de cette cousine de ma nièce âgée de 21 mois. J’ai donc préparé un Who’s Who de la famille Zanzi pour que chacun puisse se retrouver dans les méandres de la descendance de mes grands-parents paternels. La réunion des branches séparées par les affres de l’Histoire donna lieu à un grand moment d’émotion.

Un autre secret fut révélé à l’occasion de l’anniversaire de mariage de mes parents : le conjoint de mon cousin C. de Montréal faisait ses débuts officiels dans la famille. « Cushion » (car une fois il avait écrit « coussin » au lieu de « cousin ») créa lui aussi l’événement, si l’on peut dire. Non-événement pour une grande partie de la famille qu’il nous fait plaisir de constater moderne et ancrée dans son époque, à l’exception notable d’un cousin par alliance, pas réellement méchant mais exemple typique du beauf attardé que cette « bombe » pétrifia. Il se trouve être le mari de la vieille cousine précitée. Le plus drôle dans cette affaire est que ce vieux hâbleur autrefois expert en rodomontades mais dorénavant usé n’hésitait pas à déclarer à son gendre (un mec adorable et super-friendly) : « Moi, les pédés, je les sens à deux kilomètres ». Aussi pouvons-nous penser que sa propre vanité en a pris un coup lorsqu’il a découvert qu’il s’était trompé sur toute la ligne pendant des années.

Le terrain est désormais pavé pour que je puisse, à mon tour, annoncer un jour une relation stable et épanouissante. Bien qu’officiellement célibataire à la date de cette réunion familiale, tout me laisse penser qu’à l’exception notable de la cousine et de son époux beauf, le secret qui m’entoure n’en est déjà plus un.



Lire le précédent épisode, cliquez ici.
par Zanzi publié dans : HUMEUR : Zanzi and the City
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Jeudi 17 juillet 2008



MENTIR POUR MA CAUSE...

 

Un billet d'humeur d'Isabelle B. Price, d'Univers-L